Visiter les Monuments de la francophonie



Université d’Ottawa

Site du Monument :
Campus de l’Université d’Ottawa – près du Pavillon Pérez
75, avenue Laurier Est
Ottawa (Ontario) K1N 6N5

Date du dévoilement : 25 septembre 2013

Bernard Grandmaître, président d’honneur, Monuments de la francophonie d’Ottawa

Le 14e Monument de la francophonie d’Ottawa est érigé sur le  campus de l’Université d’Ottawa. Il a été dévoilé le 25 septembre 2013, soit le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes.

Situé tout près du Pavillon Pérez et du monument en l’honneur de Félix-Leclerc en plein cœur du campus, ce Monument, dessiné par les architectes de l’Université, prend la forme d’un jardin muni d’une structure, de bancs et de panneaux d’interprétation aux couleurs franco-ontariennes où les noms des donateurs sont gravés. Le Monument est un lieu de détente et de rencontre pour les étudiants, contribuant ainsi de façon notable à l’amélioration de la vie sur le campus.

Les matériaux utilisés pour la fabrication de l’oeuvre rappellent les secteurs traditionnels canadiens : l’exploitation forestière, l’industrie minière et l’agriculture. Les bancs sont faits de pièces de bois évoquant les barrages flottants, matériel choisi pour sa durabilité et sa facilité d’entretien. Les montants et les poutres font référence à la drave. Les bases de granite, et la structure en acier et en acier inoxydable rappellent les industries minières et métallurgiques. L’aménagement paysager, pour sa part, fait référence aux récoltes traditionnelles. Enfin, les matériaux de support des panneaux arborent les couleurs franco-ontariennes.

Tout comme les autres Monuments de la francophonie, celui-ci a été financé en grande partie par la générosité de la communauté. L’Université d’Ottawa y a contribué à hauteur de 100 000 $ et la communauté a fourni l’autre 100 000 $ requis pour permettre cette construction. La communauté a également recueilli un autre 25 000 $ pour ériger un méga drapeau sur le campus Lees, parfaitement visible depuis le Queensway.


Le drapeau franco-ontarien

Hissé pour la première fois en 1975, le drapeau franco-ontarien comporte deux parties : celle de gauche arbore une fleur de lys blanche (symbole de la francophonie mondiale) sur fond vert, et celle de droite, une fleur de trille verte (emblème floral de l’Ontario) sur fond blanc. En 2001, le gouvernement provincial a reconnu ce drapeau comme un des emblèmes officiels de l’Ontario.

Le concept en image

Capsules historiques

Depuis le jour de sa fondation en 1848 par Mgr Joseph-Bruno Guigues, le premier évêque catholique de Bytown, l’Université d’Ottawa entretient des liens privilégiés avec les Franco-Ontariens et les Franco-Ontariennes. En effet, la maison d’enseignement bilingue, d’abord située dans la Basse-Ville et, à partir de 1856, dans la Côte-de-Sable, a formé progressivement des francophones de l’Ontario, particulièrement dans le domaine des arts, de l’éducation, des sciences infirmières et des sciences sociales. Depuis 1965, année d’une importante restructuration, où les pères Oblats de Marie-Immaculée ont transféré leurs pouvoirs à un Bureau des gouverneurs, l’établissement s’est consacré à l’enseignement et à la recherche dans les deux langues officielles du Canada et a développé des services et des programmes conçus expressément pour les francophones de l’Ontario.

De plus, l’Université d’Ottawa contribue au rayonnement culturel des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, notamment par ses rencontres sociales, ses journaux étudiants, ses troupes de théâtre, sa ligue d’improvisation, sa Société des débats français et ses nombreuses associations étudiantes. Par ailleurs, au cours des dernières décennies, l’Université canadienne s’est ouverte à la francophonie en tissant des liens étroits avec les organismes franco-ontariens et en participant à diverses activités qui témoignent de la vitalité des francophones de l’Ontario et d’ailleurs.

Le Monument de la francophonie, au cœur du campus de la Côte-de-Sable, est d’ailleurs un hommage à ceux et à celles qui ont contribué depuis plus de 160 ans au développement de la francophonie ontarienne à l’Université d’Ottawa, la plus importante et la plus ancienne université bilingue de l’Amérique du Nord.

Par Michel Prévost, archiviste en chef de l’Université d’Ottawa.

Dans les années 1930, le Canada a connu la pire crise économique de son histoire. En effet, le krach de 1929 a touché tous les Canadiens. Les usines et les entreprises ont fermé les unes après les autres et le nombre de chômeurs ne cessait d’augmenter. Bien que la capitale nationale ait été plus épargnée que les autres à cause de sa fonction publique, il ne faut pas croire que tous roulaient sur l’or. Bien au contraire, on trouvait à Ottawa plusieurs secteurs industriels liés notamment au bois et la transformation qui ont aussi été touchés par la récession. C’était particulièrement le cas des quartiers francophones des plaines LeBreton, de la Basse-Ville et de Vanier qui comptaient plusieurs ouvriers. En fait, durant la Grande crise, la vie s’avérait très difficile pour plusieurs résidents de la capitale qui avaient perdu leur emploi. L’administration oblate de l’Université d’Ottawa n’est pas demeurée insensible à toute cette misère. Par exemple, le 25 décembre 1931, on a accueilli chaleureusement dans l’ancienne chapelle de la Salle académique environ 150 chômeurs pour la messe traditionnelle de minuit et le réveillon de Noël. Par la suite, cette pièce au sous-sol a servi à plusieurs reprises à des messes et à des retraites destinées aux sans-emploi qui ont dû vivre des jours difficiles, jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Bref, l’Université d’Ottawa, déjà en situation financière précaire durant la Grande Dépression, n’a pas hésité pas à faire sa part pour aider les plus démunis de la société.

Le 26 septembre 1848, le petit Collège de Bytown a ouvert ses portes dans la Basse-Ville de Bytown, devenue Ottawa en 1855. Son fondateur, Mgr Joseph-Bruno Guigues, le premier évêque catholique du diocèse de Bytown, ne se doutait pas alors qu’il venait de fonder un établissement qui deviendrait un jour l’une des plus grandes maisons d’enseignement du Canada et la plus ancienne et importante université bilingue en Amérique du Nord. En fait, les débuts du Collège Bytown situé sur la rue Guigues, à l’ombre de la cathédrale Notre-Dame, s’avéraient bien modestes. La grande maison était conçue pour accueillir moins d’une centaine d’élèves et une dizaine d’enseignants, tous des pères Oblats. L’institution offrait alors aux jeunes garçons des cours aux niveaux primaire et élémentaire. Le curriculum s’inspirait beaucoup de celui des autres collèges classiques de la vallée du Saint-Laurent ayant des cours de latin, de grec et de religion. Le Collège de Bytown s’est distingué toutefois de tous les autres par son bilinguisme. En effet, toutes les classes se donnaient en français le matin et en anglais l’après-midi. Pour Mgr Guigues, il était essentiel que les deux groupes linguistiques de son grand diocèse, qui s’étirait à l’époque des deux côtés de la rivière des Outaouais, apprennent la langue et la culture de l’autre. Il voulait aussi que les deux groupes apprennent à vivre ensemble. Il ne fait pas de doute Mgr Joseph-Bruno Guigues serait très heureux de voir que, 165 ans plus tard, l’Université d’Ottawa reste toujours fidèle aux idéaux de son fondateur. On peut en apprendre davantage sur l’histoire de notre établissement en communiquant avec les Archives de l’Université d’Ottawa, au 100, rue Marie-Curie, salle 012 : www.archives.uottawa.ca.

Au début des années 1850, le premier bâtiment en bois du Collège de Bytown sur la rue Guigues ne suffisait plus à la demande. Mgr Joseph-Bruno Guigues, premier évêque de Bytown et le fondateur de la maison d’enseignement, a décidé de construire un nouvel édifice beaucoup plus imposant que le premier. En effet, il a fait ériger sur la rue Sussex un grand immeuble en pierre de style palladien. Le nouveau Collège de Bytown s’avérait alors l’un des plus imposants de la Basse-Ville avec la cathédrale Notre-Dame et le palais épiscopal.

L’institution n’est toutefois pas restée longtemps dans ce quartier, car dès le milieu du XIXe siècle, il n’y avait plus de place pour de l’expansion. Comme les Oblats savaient très bien que leur collège allait grandir rapidement, ils ont décidé de déménager en 1856 dans la Côte-de-Sable sur le même site que celui que l’Université d’Ottawa occupe aujourd’hui.

Le deuxième Collège de Bytown est devenu par la suite un hôtel, une caserne militaire, un théâtre, puis l’Académie De La Salle, une école de langue française dirigée par les Frères des écoles chrétiennes. Le monument historique au 373, promenade Sussex est désigné en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario et il accueille maintenant le Centre canadien de gestion.

Quant à la première construction érigée en 1848, elle a été démolie peu après le déménagement sur Sussex. Seule une plaque commémorative posée cent ans plus tard sur un mur de pierre par l’Association des anciens de l’Université d’Ottawa rappelle le lieu du berceau de notre grande université.

Le comité organisateur

NOM
Daniel Boivin Président d’honneur – Associé, Gowlings
Trèva Cousineau Présidente du comité
François Larocque Professeur agrégé, Section de Common Law, Faculté de droit, Université d’Ottawa
Geneviève Lévesque Étudiante au programme intégré Common Law et sciences politiques, Université d’Ottawa
Georges Orfali Directeur d’école à la retraite, conseiller scolaire, Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario
Jean Yves Pelletier Jean Yves Pelletier, conseiller en patrimoine, Conseiller à la documentation historique, Hôpital Montfort
Michel Prévost Archiviste en chef de l’Université d’Ottawa, responsable des capsules
Charles Filion Directeur, Bureau des diplômés, Université d’Ottawa, représentant de l’Université auprès du comité
Véronic Tardif Adjointe exécutive, expérience universitaire et développement organisationnel

Cabinet du vice-recteur aux études, Université d’Ottawa, représentante de l’Université auprès du comité

Isabelle Décarie Agente de programmation francophone, Service de vie communautaire, représentante de l’Université d’Ottawa
Les commanditaires

Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO)

Association des clubs Richelieu de la région des Fondateurs

Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa)

Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)

Association des retraités

Borden Ladner Gervais

Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO)

Centre de services professionnels et clinique médicale Ste-Anne

CFORP — Librairie du Centre

Cimetière et services funéraires Beechwood

Conseil des écoles catholiques du Centre-Est

Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario

Fondation Baxter & Alma Ricard

Fondation franco-ontarienne

Fondation Hôpital Montfort

Ginsberg, Gingras & Associés Inc — syndic de faillite

Hôpital Montfort

Institut canadien-français d’Ottawa

La Cité collégiale

Le Regroupement des gens d’affaires de la Capitale nationale  (RGA)

LeDroit

Les Filles de la Sagesse du Canada

Les Soeurs de la Charité d’Ottawa

Les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame

Marcil Lavallée

Université Saint-Paul

Ville d’Ottawa

Les donateurs

Allan Rock

André Brisebois

André Champagne

André Lapierre

Anita Bourdeau

Anita Poulin et Luc Laflamme

Annette et Wilbrod Leclerc

Armand et Madeleine LeVasseur

Aubry-Legault 16 Osgoode

Benoit Gratton

Bernadette Sarazin

Bernard Chevrier

Bernard Grandmaître

Bertin et Suzanne Beaulieu

  1. Chouinard et D. Legault

Carl Nappert

Caroline Andrew

Cathie et J.-P. Soublière

Charles Bordeleau

Christian Detellier

Christian Milat

Christine Dallaire

Claudette Boyer

Claudette Paquin

Conseiller Bob Monette

Conseiller Rainer Bloess

Conseiller Stephen Blais

Daniel Boivin

Daniel Letouzé

Daniel Nadeau

Danielle et François Julien

Denis Carrier

Denis M. Chartrand

Denis Vézina

Denise Amyot

Denise Beauchamp

Denise D. et Gaston A. Turpin

Déric Gérald Dubien

Diane et Joseph Roach

Diane, Denyse et Marie Marleau

Dianne A. Poirier

Dieudonné Detchou

Dr. Josée Martineau

Dre Ginette Goulard

Edith Gibeault

Étienne Trépanier

Fam. F. Bourgie J.P. Proulx

Fam. Jean-Robert Gauthier

Fam. Laurent de Bellefeuille

Fam. Marc et Marise Joyal

Famille Bélanger Hardy

Famille Bernard Marcil

Famille Blanchard-Séguin

Famille Bray-Todesco

Famille Denis Vaillancourt

Famille Georges Orfali

Famille Girard-Kamphuis

Famille Glaude-Beaulieu

Famille Hélène Beauchamp

Famille Jean-Guy Morisset

Famille Jean-Louis Rioux

Famille Lemire-Laporte

Famille Paul Morisset

Famille Pierre Morisset

Famille Raymond Quintal

Famille Ronald Bisson

Famille Roussy

Famille Serge et Lise Béland

Famille St-Denis-Nault

Famille Wanji

Familles Gravelle Laurin

Fernande et Guy-Yves Pelletier

Fortier Nakashoji Gour

France Martineau

François Boileau

François et Colette Bazinet

François Guimont

François Houle

François Larocque et fam.

Gabrielle St-Hilaire

Gilles Patry et Ruby Heap

Guy B. Berthiaume

Hélène Pagé

Hon. Madeleine Meilleur

Hon. Mauril Bélanger

Huguette Labelle

Huguette Parent sco

  1. Doucet et D. Boulerice
  2. E. Arthur Bigras
  3. L. Gilles LeVasseur
  4. Léopold Vachon 1905-1997
  5. R. Luc LeVasseur

Jacqueline et Jean-P. Mertens

Jacques de Courville Nicol

Jacques Fortin

Jacques Pronovost LeDroit

Jacques Vaillancourt

Jean-Claude Bouchard

Jean-Claude Dubé

Jean-Marc Barrette

Jeanne et Hubert Gratton

Jeannine Ouellette

Jean-Paul St-Amand

Jean-Pierre Kingsley

Jean-Roch Beausoleil

Joëlle Clément

John H. Currie

Judith McDougall

Juge André et Trèva Cousineau

Justin Kingsley

Kim Leahy

Lélia et Arthur Bousquet

Linda Cardinal

Lise Thibault

Louise Ouellette

Luc C. Bigras

Lucie Hotte

Lyse Morisset

  1. Archambault et G. Dupuis

Mahalya Havard

Marc-André Morisset

Marcel Hamelin

Marie Goudreau Jackman

Marie-Christine Haubert

Marie-France Kingsley

Marie-Reine et Roger Forest

Mark C. Power

Martin Gratton

Martine Plourde

Maurice Lévesque

Maurice Pagé

Mélissa et Diane Ritchot

Mélissa Sarah Borduas

Mélissa Villella

Michel Bock

Michel Doucet

Michel Prévost

Michèle Kingsley

Mimi et Alain Vachon

Mona Nemer

  1. M. A. et F. Boivin

Najat Ghannou

Nathalie Bélanger

Nicole et Louis V. Patry

Noëlla J. Beausoleil

Normand et Mona Fortier

Patrick Imbert

Paul et Cathie Orfali

Philippe Gratton

Pierre C. Bélanger

Pierre de Blois

Pierre Foucher

Professeur Denis Boivin

Richard Clément

Richard et Thérèse Evraire

Robert Giroux

Robert Major

Roland Madou

Royal Galipeau

Sébastien Grammond

Sébastien Morisset

Suzanne et Ronald Bilodeau

Suzanne Kingsley

Suzanne Lesage

Sylvie Jean

Sylvie Lauzon

Sylvie LeVasseur St-Jean

Thérèse Frère

Yolande Grisé

Yves Frenette

Yves Le Bouthillier

Yvette Bigras

Zacharie Morisset