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Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO)

Site du Monument :
Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO)
6600, rue Carrière
Ottawa (Ontario) K1C 1J4

Date du dévoilement : 15 juin 2007

Bernard Grandmaître, président d’honneur, Monuments de la francophonie d’Ottawa

Gilles Laporte, président, Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO)

Projet réalisé par le District Numéro 1 du Richelieu International.

Fondée à Ottawa en 1944, la Société Richelieu est devenue en 1955 le Richelieu International qui regroupait 275 clubs de service répartis dans sept districts et dans une douzaine de pays francophones. Voué à l’épanouissement de ses membres et à la promotion de la francophonie, il a mené des actions socioculturelles et humanitaires surtout axées sur la jeunesse. Les 20 clubs du District Numéro 1 couvraient la Ville d’Ottawa, l’Est ontarien et l’Outaouais.

Le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) a été créé en 1979. Il a pour mission de promouvoir la culture francophone afin de répondre aux besoins artistiques, culturels, sociocommunautaires et éducatifs de la communauté francophone d’Orléans. ll offre, à travers son Centre culturel d’Orléans, des programmes et des services variés en français : La Ribouldingue, les Centres éducatifs Les Petits Pinceaux, le Studio du MIFO, l’École de musique, la Galerie Eugène-Racette, les ligues d’improvisation (MIFO et L.A.l.T.U.E.) et les Camps d’été. De plus, le MIFO appuie le Centre Séraphin-Marion d’Orléans et le Théâtre du Village.

Le drapeau franco-ontarien

Hissé pour la première fois en 1975, le drapeau franco-ontarien comporte deux parties : celle de gauche arbore une fleur de lys blanche (symbole de la francophonie mondiale) sur fond vert, et celle de droite, une fleur de trille verte (emblème floral de l’Ontario) sur fond blanc. En 2001, le gouvernement provincial a reconnu ce drapeau comme un des emblèmes officiels de l’Ontario.

Le patrimoine

Le patrimoine francophone d’Ottawa est très riche et de nombreux groupes veillent à sa préservation, à sa conservation et à sa diffusion. L’expression de ce patrimoine est illustrée dans un vaste réseau d’institutions (musées, galeries, centres d’archives, cimetières, lieux de commémoration, sites et monuments historiques) et par un large éventail de genres (sculptures, oeuvres d’art, structures, collections, objets, documents, folklore, langue, fêtes, traditions et coutumes). Des sociétés communautaires, telles que la Société d’histoire et de généalogie d’Ottawa (1945-2005), la régionale Samuel-de-Champlain de la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie (1982) et le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (1980), se sont consacrés à la mise en valeur du patrimoine généalogique et historique. Les centres d’archives (Archives de la Ville d’Ottawa, le Centre de recherche en civilisation canadienne-française, les Archives de l’Université d’Ottawa, les archives religieuses privées) et les musées (Museoparc Vanier, Musée-village du patrimoine de Cumberland, le musée des Soeurs de la Charité d’Ottawa, entre autres) ont assuré la conservation et la pérennité des documents des secteurs public et privé se présentant sous diverses formes (documents papiers et électroniques, publications historiques, cartes géographiques, plans, livres anciens, cartes postales, films, photographies).

La vie culturelle, artistique et patrimoniale d’expression française à Ottawa

Le théâtre et la danse
Dans l’affirmation de l’identité franco-ontarienne, les arts de la scène occupent une très grande place. Au XIXe siècle, les premières pièces de théâtre de langue française furent jouées dans les salles paroissiales, les écoles, les collèges et les couvents, à l’Institut canadien-français d’Ottawa, à la Société des débats français de l’Université d’Ottawa (fondée en 1887) et au Cercle dramatique De La Salle (fondé en 1892). C’est au XXe siècle que plusieurs troupes de théâtre ont fait leur apparition : le Cercle dramatique Crémazie (fondé en 1905), le Groupe Beaulne (1922-1943), les Artistes chrétiens (1932-1937), l’Association des confrères-artistes du Caveau (1932-1951), la Comédie Nouvelle (1948-1951), La Rampe (1928-1937), la Société dramatique de l’Université d’Ottawa (1945) suivie de la Comédie des Deux Rives (depuis 1963), les Trouvères (1953-1954, 1963-1969), L’Atelier d’Ottawa (1965-1970), et le Théâtre des Lutins (1971-2005). En 2007, la ville d’Ottawa comptait quatre compagnies professionnelles francophones qui jouaient un rôle majeur sur la scène : La Vieille 17, le Théâtre du Trillium, Vox Théâtre et La Catapulte. L’organisme de services Théâtre Action et La Nouvelle Scène – centre de théâtre francophone d’Ottawa – ont contribué à développer toutes les formes de théâtre. Des studios de danse privés ont vu le jour à Ottawa durant la deuxième moitié du XXe siècle, dont le Classical Ballet Studio et le Groupe Dance Lab (anciennement le Groupe de la place Royale), et les danseuses et chorégraphes de Julie West et d’Anik Bouvrette se sont distingués au cours des années 1980 et 1990.

Les arts visuels et l’artisanat
Des cours d’art et d’artisanat furent dispensés dans les écoles publiques et privées d’Ottawa depuis la seconde moitié du XIXe siècle. L’École d’art d’Ottawa a été fondée en 1879 et divers cours de peinture furent donnés par l’Université d’Ottawa, dont le département d’arts visuels a été créé en 1974. Au fil des années, des associations ont regroupé les artistes visuels : la confrérie des peintres de l’Association des confrères-artistes du Caveau (1932-1951), Pro-Arts (1975-1991) et le Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO-Est) depuis 1991. Des artistes-peintres et des sculpteurs de renom ont résidé à Ottawa et y ont fait leur marque, notamment Flavien Rochon, Philippe Pariseau, Marie-Marguerite Fréchette, Annette Senécal de Bellefeuille, Cléophas Soucy, Roland Beauchamp, Henri Masson, Jean Dallaire, Gérald Trottier, Thérèse Frère, Bernard Poulin et Pierre Huot. Leurs oeuvres ont été exposées dans les galeries éducatives en milieu scolaire et dans les galeries d’art (Galerie d’art d’Ottawa, Galerie Vincent, Galerie Rodrigue-Lemay, Galerie Calligrammes, Galerie 101, Galerie 115, Galerie Francis-Alexandre, Galerie d’art Jean-Claude-Bergeron, Galerie Eugène-Racette, pour ne nommer que celles-là). La galerie de l’Alliance française d’Ottawa et la galerie Karsh-Masson de l’Hôtel de Ville d’Ottawa ont aussi accueilli des expositions individuelles et collectives.

Les écrits : les journaux, les revues, les maisons d’édition, les écrivains
De 1858 à aujourd’hui, Ottawa a connu une trentaine de journaux de langue française, dont Le Progrès (1858), Le Canada (1865-1869; 1879-1898), Le Temps (1894-1916) et Le Droit (depuis 1913). De nombreuses revues ont vu le jour à Ottawa, entre autres Les Annales (1922- 1925), la Revue de l’Université d’Ottawa (1931-1985), Liaison (1981), Le lien économique (1993) et Infomag (1997-2004).

Les regroupements d’auteurs et de journalistes furent nombreux : l’Association des confrères-artistes du Caveau (1932-1951), la Société des écrivains canadiens, section d’Ottawa (1942), le Cercle des femmes journalistes de l’Outaouais (1960-1993), la Fédération des gens de la presse de l’Ontario (1990) et l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français (1988). Les maisons d’édition ont publié et ont diffusé des œuvres en langue française : les Presses de l’Université d’Ottawa (1936), Novalis (1967), L’Interligne (1981), Vermillon (1982), Le Nordir (1988) et David (1993). Le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) publie des ressources et des documents didactiques depuis 1974. Les écrivains sont nombreux ; parmi les plus prolifiques, il convient de signaler les essayistes et conteurs Benjamin Suite et Régis Roy, les poètes Rodolphe Chevrier, William Chapman et Jean Ménard, les romancières Emma-Adèle Lacerte-Bourgeois, Michelle Le Normand, Simone Routier, Claire Martin et Marie-Rose Turcot. De nos jours, Hélène Brodeur, Jean Marc Dalpé, Pierre Pelletier, Andrée Christensen, Daniel Poliquin, Andrée Lacelle, Maurice Henrie et Jean Fahmy comptent parmi les écrivains d’Ottawa les plus connus.

La chanson et la musique
Les Canadiens français de Bytown et d’Ottawa possédaient une culture riche et vibrante. Ils ont fait leur marque et ils ont laissé leur empreinte sur la scène musicale locale : ils ont participé à la fanfare de Bytown dans les années 1840, puis ils ont créé un corps de musique au début des années 1850. Au XIXe siècle, l’Institut canadien-français (fondé en 1852) a accueilli des chanteurs et des musiciens, tels que le quatuor Albani (1890), l’Orchestre de l’Institut (1884), le choeur Orphéon (1884) et l’Orphéon (1898). Au XXe siècle, des groupes se sont distingués : les Concerts Tremblay (1929-1963), les Troubadours de Bytown (1927- 1930), les Petits chanteurs céciliens (1931-1942), la Symphonie De La Salle (années 1930-1940), le choeur Palestrina (1946 – 1958), les Poètes de la chanson (1947-1973) et l’Orchestre symphonique des jeunes de l’Ontario français (1998). Parmi les grands artistes, il faut citer Eva Gauthier (mezzo-soprano), Jean Bonhomme (ténor) et Berthold Carrière (chef d’orchestre). En 2007, les Chansonniers d’Ottawa (1974), le Festival franco-ontarien (1975), Réseau Ontario (1998), la Société Rhythm’n’Zouk (1998) et l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM) (1990) occupaient une place de premier plan avec les centres culturels et les écoles secondaires (le Centre d’excellence artistique de l’École De La Salle en particulier) comme diffuseurs de la chanson et de la musique d’expression française.

Depuis les années 1970, de nombreux groupes musicaux et auteurs-compositeurs interprètes se sont illustré, dont 33 Barrette, Suzanne Pinel, Donald Poliquin, Paul Demers, Deux Saisons, Les Hardis Moussaillons, Kif-Kif, Swing et Afro Connexion. Des compagnies privées, telles que les Productions Marc et les Productions Robert Charbonneau, ont produit et diffusé des enregistrements sonores ou audiovisuels et des disques microsillons ou audionumériques.

La radio et la télévision, le film et la vidéo
L’avènement de postes de radio privés et publics (dans les années 1920) et de la télévision (dans les années 1950) a offert d’autres moyens de diffusion de la culture francophone d’ici. Le premier poste radiophonique de langue française dans la région de l’Outaouais a été CKCH (1933). Les premières émissions en français ont été diffusées à Ottawa à partir des années 1920 et le poste local CBOF-AM de la Société Radio-Canada est entré officiellement en ondes en 1964. D’autres postes ont été ouverts : CJRC (1968), CHUO (années 1940), La Première chaîne et Espace Musique, CJFO-94,5 FM (2010). La télévision de la Société Radio-Canada (CBOFT depuis 1955) et le poste communautaire Skyline (devenu Rogers) offrent des émissions locales en français depuis plusieurs décennies. Les postes TV5 et RDI ainsi que les réseaux québécois TVA et V ont complété le paysage télévisuel de langue française. Au chapitre de la production cinématographique et de la production télévisuelle, il faut citer les maisons de production d’émissions de télévision, de films et de vidéos les Productions Robert Charbonneau (1978) et les Productions Roch Brunette (1991).

Les Bâtisseurs